En savoir plus sur la vie de forain

S’arrêtant pour de courtes périodes, tour à tour sur la place d’un village, puis d’un autre, les forains parcourent chaque année la France entière, pour le bonheur des petits et des grands. Toujours en cortège, accompagnés de leurs stands et manèges, ils effectuent généralement chaque année le même circuit.

Mais qu’il y a-t-il en coulisse ? Comment vivent ces nomades que nous avons tous côtoyés un jour, sans vraiment les connaître ?

Une communauté soudée

Être forain, c’est souvent une histoire de famille, une tradition transmise avec les générations. Peu d’enfants ayant connu cet univers dès leur plus jeune âge, qui y sont nés et y ont grandi, décident de le quitter une fois adultes. La vie de forain, c’est une vie à part, expliquent-ils, c’est la liberté – une fois qu’on y a goûté, impossible d’y renoncer ! Beaucoup estiment que retourner à une vie sédentaire, loin de leur communauté, de sa convivialité et de la solidarité qui s’y est développée (comme nulle part ailleurs), serait beaucoup trop difficile ! Ils s’ennuieraient s’ils ne voyageaient plus ainsi en permanence, et auraient certainement du mal à se plier aux contraintes de la vie sédentaire, du travail salarié, etc.

Pourtant, ce ne sont pas les valeurs du travail qui leur manquent – bien au contraire car la vie de forain n’est pas de tout repos. Du matin au soir, tous les jours de la semaine bien souvent, et sans vraiment compter leurs heures, ils œuvrent sans relâche pour gagner leur vie et que tout se passe bien. Mais c’est certainement plutôt l’habitude, le fait qu’ils y soient nés et se soient construits auprès de cette communauté singulière, aux côtés de ces individus – leur famille, de sang ou de cœur – très indépendants, et pourtant si soudés les uns aux autres. Une vie que beaucoup ne quitteraient pour rien au monde ! (Il paraît que ceux qui ne l’ont pas vécu ne peuvent pas le comprendre…)

Des conditions de vie particulières

Sur la route dès que les beaux jours font leur apparition, le reste du temps, les forains ont souvent un point d’attache : un terrain où installer leur caravane, ou bien une maison qui leur appartient mais qu’ils n’occupent qu’une petite partie de l’année. Ces quelques mois de répit, loin de l’agitation de la fête foraine, des cris des adolescentes dans les manèges à sensation, des pleurs des uns qui voudraient bien une barbe à papa, et des rires des autres, émerveillés par la magie de la fête, cette courte période n’est souvent pas totalement oisive pour eux.

Entre le nettoyage du manège ou du stand, l’entretien routinier, les éventuelles réparations des dégâts causés par le temps, l’usage intensif et les kilomètres parcourus, ou encore la modernisation de certaines décorations, pour être toujours en accord avec son temps, avec les modes, qui évoluent – le moment de reprendre la route est très vite arrivé ! Mais à les entendre, finalement : c’est tant mieux !

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *