Le groupe avait revendiqué vendredi soir l'attaque contre la chaîne privée Alter dans un appel téléphonique au journal grec Ta Nea.
Quatre inconnus portant cagoules et casques avaient tiré mardi soir à une dizaine de reprise contre les locaux de Alter dans une banlieue d'Athènes, endommageant des voitures garées devant le bâtiment. Ils ont également lancé un engin explosif de fabrication artisanale qui n'a pas explosé, avant de prendre la fuite sur deux motos.
Dans une longue diatribe contre le monde des médias, publiée samedi par Ta Nea, le groupe affirme qu'il a frappé la chaîne TV "pour envoyer un message à tous les journalistes: le temps où vous étiez hors d'atteinte des tirs est terminé".
"Messieurs les journalistes, nous sommes arrivés cette fois à votre porte, la prochaine fois vous nous trouverez chez vous", conclut le texte.
"Secte des révolutionnaires" avait revendiqué le 5 février le mitraillage du commissariat de Korydallos, dans la banlieue de la capitale, qui n'avait fait que des dégâts matériels.
Il s'agissait de la première apparition de ce groupe qui a proclamé dans sa revendication que son objectif était "d'exécuter" les policiers présents, menaçant par ailleurs "d'exécuter" aveuglément les policiers grecs.