Les Hommages de la 9ème édition du FIFM


le Vendredi 30 Octobre 2009 à

L’année précédente, Sigourney Weaver, à qui le Festival rendait hommage, déclarait que le Festival International du Film de Marrakech était surtout « un bouillonnement où l’échange et la confrontation directe renvoient les stéréotypes à leur catalogue. »

A cet égard, le Festival continue d’affirmer son rôle de carrefour des cinématographies mondiales en rendant hommage à de fortes personnalités venues d’horizons différents.

Affirmant cette volonté d’éclectisme, le Festival mettra cette année à l’honneur des talents émérites : Sir Ben Kingsley, Emir Kusturica, Saïd Taghmaoui et Christopher Walken.



SIR BEN KINGSLEY
SIR BEN KINGSLEY
HOMMAGE À SIR BEN KINGSLEY

Happé très tôt par le monde du théâtre britannique, Sir Ben Kingsley commence sa carrière professionnelle en intégrant la Royal Shakespeare Company en 1967. Il joue notamment dans « Le Songe d’une nuit d’été », « La Tempête » ou « Jules César », tient le rôle-titre dans « Othello » et « Hamlet », entre autres, et se produit plus récemment dans « La Provinciale », « La Cerisaie », « A Betrothal » et « En attendant Godot ».

La carrière cinématographique de Sir Ben Kingsley commence en 1972, avec le thriller de Michael Tuchner intitulé « Fear Is the Key », mais son premier grand rôle arrive dix ans plus tard, dans le film à grand spectacle « Gandhi », réalisé par Richard Attenborough. Après avoir reçu un Oscar, deux Golden Globes et deux BAFTA Awards pour son interprétation fascinante du leader social indien Mahatma Gandhi, Sir Ben Kingsley reçoit la médaille Padma Shri des mains d’Indira Gandhi et du gouvernement indien.

S’en suivent alors de nombreux films, comme « Trahisons conjugales » de David Hugh Jones (1984), « Turtle Diary » (1985) de John Irvin, « Harem » (1985) d’Arthur Joffé, « L'Ile de Pascali » (1988) de James Dearden, « Élémentaire, mon cher... Lock Holmes » (1988) de Thom Eberhardt face à Michael Caine, ou encore « The Children » (1990) de Tony Palmer, face à Kim Novak. Durant les années 1990, Sir Ben Kingsley se distingue dans des rôles comme le Maire Lansky dans « Bugsy » (1991) de Barry Levinson, avec Warren Beatty et Annette Bening, dans « Les Experts » (1992) de Phil Alden Robinson, avec Robert Redford et Sidney Poitier, dans « Président d’un jour » (1993) d’Ivan Reitman, avec Kevin Kline et Sigourney Weaver, ou dans « À la recherche de Bobby Fischer » (1993) de Steven Zaillian.

En 1994, Sir Ben Kingsley est nominé aux BAFTA pour le second rôle inoubliable d’Itzhak Stern dans « La Liste de Schindler » de Steven Spielberg, récompensé par sept Oscars. Il obtient trois autres nominations aux Oscars pour « Bugsy » (1991) de Barry Levinson, « Sexy Beast » (2000) de Jonathan Glazer, et « House of Sand and Fog » (2003) de Vadim Perelman. Après avoir été élevé au rang de Chevalier de l’Empire Britannique par la Reine Elizabeth II dans la liste des personnalités distinguées du Nouvel An 2001, Sir Ben Kingsley continue à récolter les honneurs et a atteint le statut de vraie star internationale.

Sa filmographie comprend également « La Jeune fille et la mort » (1994) de Roman Polanski, « La Mutante » (1995) de Roger Donaldson, « La Nuit des rois » (1996) de Trevor Nunn, « Forever » (1997) de Nick Willing, « The Confession » (1999) de David Hugh Jones, « De quelle planète viens-tu ? » (2000) de Mike Nichols, « L’Enfer du devoir » (2000) de William Friedkin, « Suspect Zero » (2004) de E. Elias Merhige, « Oliver Twist » (2005) de Roman Polanski et « You Kill Me » (2007) de John Dahl.

Deux de ses films les plus récents lui ont permis d’explorer d’autres facettes de son talent : « Wackness » (2008) de Jonathan Levine, dans lequel il joue un psychiatre sous l’emprise de la drogue, aux côtés de Josh Peck et Famke Janssen, et le thriller « Transsibérien » (2008) de Brad Anderson, où il incarne un mystérieux voyageur face à Woody Harrelson, Eduardo Noriega et Thomas Kretschmann. L’année dernière, il partagé avec Penelope Cruz l’affiche du sulfureux « Elegy » d’Isabel Coixet, qui a ouvert le Festival International du Film de Berlin. Il a aussi prouvé une nouvelle fois ses talents comiques dans « Love Gourou » (2009) de Marco Schnabel, aux côtés de Mike Meyers, Jessica Alba et Justin Timberlake.

Sir Ben Kingsley vient de finir le tournage de « Shutter Island », un drame de Martin Scorsese dont l’action se passe dans les années 1950, avec Leonardo DiCaprio, Mark Ruffalo et Michelle Williams, et celui de « Prince of Persia : les Sables du temps » de Mike Newell, avec Jake Gyllenhaal et Gemma Arterton.


FILMOGRAPHIE SÉLECTIVE

1972 FEAR IS THE KEY de Michael Tuchner
1982 GANDHI de Richard Attenborough
Oscar du meilleur acteur
et Golden Globe du meilleur acteur dans un film dramatique
1984 BETRAYAL de David Hugh John
1985 TURTLE DIARY de John Irvin
HAREM de Arthur Joffé
1987 MAURICE de James Ivory
1988 PASCALI’S ISLAND (L’île de Pascali) de James Dearden
WITHOUT A CLUE (Elémentaire mon cher… Lock Holmes) de Thom Eberhardt
TESTIMONY de Tony Palmer
1990 UNE VITA SCELLARATA (Cellini, l'or et le sang) de Giacomo Battiato
THE CHILDREN de Tony Palmer
1991 L’AMORE NECESSARIO (L’amour nécessaire) de Fabio Carpi
BUGSY de Barry Levinson
1992 SNEAKERS (Les experts) de Phil Alden Robinson
1993 DAVE (Président d’un jour) de Ivan Reitman
SEARCHING FOR BOBBY FISCHER de Steven Zaillian
SCHINDLER’S LIST (La liste de Schindler) de Steven Spielberg
1994 DEATH AND THE MAIDEN (La jeune fille et la mort) de Roman Polanski
1995 SPECIES (La mutante) de Roger Donaldson
1996 TWELFTH NIGHT de Trevor Nunn
1997 THE ASSIGNMENT (Contrat sur un terroriste) de Christian Duguay
PHOTOGRAPHING FAIRIES (Forever) de Nick Willing
1999 PARTING SHOTS de Michael Winner
THE CONFESSION de David Hugh John
2000 SPOOKY HOUSE de William Sachs
WHAT PLANET ARE YOU FROM? (De quelle planète viens-tu ?) de Mike Nichols
RULES OF ENGAGEMENT (L’enfer du devoir) de William Friedkin
SEXY BEAST de Jonathan Glazer
2001 THE TRIUMPH OF LOVE (Le triomphe de l’amour) de Clare Peploe
2002 TUCK EVERLASTING (Immortels) de Jay Russell
2003 HOUSE OF SAND AND FOG de Vadim Perelman
Nomination à l'Oscar du meilleur acteur
2004 SUSPECT ZERO de E. Elias Merhige
2005 OLIVER TWIST de Roman Polanski
2006 LUCKY NUMBER SLEVIN (Slevin) de Paul McGuigan
2007 YOU KILL ME de John Dahl
THE LAST LEGION (La dernière légion) de Doug Lefler
2008 THE WACKNESS (Wackness) de Jonathan Levine
TRANSSIBERIAN (Transsibérien) de Brad Anderson
ELEGY de Isabel Coixet
WAR, INC. de Joshua Seftel
2009 THE LOVE GURU (Love Gourou) de Marco Schnabel
FIFTY DEAD MEN WALKING de Kari Skogland
SHUTTER ISLAND de Martin Scorsese
PRINCE OF PERSIA: THE SANDS OF TIME de Mike Newell


EMIR KUSTURICA
EMIR KUSTURICA
HOMMAGE À EMIR KUSTURICA

Né en 1954 à Sarajevo (dans l'actuelle Bosnie-Herzégovine), Emir Kusturica est promis à une carrière de footballeur. Il l’abandonne pour étudier le cinéma à l'Académie de Milos Forman, à Prague. À son retour à Sarajevo, il réalise deux téléfilms et deux longs métrages pour le cinéma : « Te souviens-tu de Dolly Bell ? », Lion d'Or de la première œuvre à la Mostra de Venise en 1981, et « Papa est en voyage d'affaires », Palme d'Or à Cannes en 1985. Aussitôt après le succès du " Temps des Gitans " (1988), il se rend à New York pour enseigner le cinéma à l'université de Columbia (il avait déjà donné des cours à l'Académie d'Art Dramatique de Sarajevo). Au bout de deux ans, il tourne « Arizona Dream » avec Johnny Depp, Jerry Lewis et Faye Dunaway (1993), qui obtient l'Ours d'Argent et le Prix Spécial du Jury au Festival de Berlin.

Puis il enchaîne avec « Underground » (1995), film pour lequel il reçoit une nouvelle Palme d'Or à Cannes. En 1998, c'est avec « Chat noir, chat blanc » qu'il remporte le Lion d'Argent au Festival de Venise.

Le groupe No Smoking Orchestra occupe une place importante dans les films et la vie de Kusturica. En 1986, il rejoint officiellement la formation en tant que bassiste et participe à quelques tournées.

" La vie est un miracle " obtient le Prix de l'Education Nationale Cannes 2004 et le César 2005 du meilleur film de l'Union Européenne.
En 2005, Emir Kusturica est président du Jury du 58éme Festival de Cannes. En 2007, il est de retour dans la sélection avec « Promets-moi ». Toujours en 2007, il adapte avec succès son film « Le Temps des Gitans », qui devient un opéra punk présenté à l’Opéra Bastille, puis au Palais des Congrès en mars 2008.

Quand il ne filme pas, Emir Kusturica consacre tout son temps à Kustendorf, ville parrainée par l'UNESCO, qu'il a fondée dans les montagnes de Serbie, où il y enseigne le cinéma.

FILMOGRAPHIE SÉLECTIVE

Réalisateur

1981 DO YOU REMEMBER DOLLY BELL? (Te souviens-tu de Dolly Bell ? - Sjecas li se Dolly Bell?) *
Lion d'or de la Première Œuvre à la Mostra de Venise
1985 PAPA EST EN VOYAGE D’AFFAIRES (Otac na sluzbenom putu)
Palme d'or à l'unanimité au Festival de Cannes
1988 TIME OF THE GYPSIES (Le temps des gitans - Dom za vesanje) *
Prix de la mise en scène au Festival de Cannes
1993 ARIZONA DREAM *
Ours d'argent au Festival de Berlin
1995 UNDERGROUND *
Palme d'or au Festival de Cannes
1998 BLACK CAT, WHITE CAT (Chat noir, chat blanc – Crna macka, beli macor) *
Lion d'argent à la Mostra de Venise
2001 SUPER 8 STORIES – documentaire
2004 LIFE IS A MIRACLE (La vie est un miracle ! – Zivot je cudo) *
César du meilleur film de l'Union Européenne
2005 ALL THE INVISIBLE CHILDREN (Les enfants invisibles) - segment BLUE GYPSY
2007 PROMISE ME THIS (Promets-moi - Zavet) *
2008 MARADONA BY KUSTURICA (Maradona par Kusturica) * – documentaire

* Egalement scénariste

Comédien

1995 UNDERGROUND de Emir Kusturica
2000 LA VEUVE DE SAINT-PIERRE de Patrice Leconte
2001 SUPER 8 STORIES de Emir Kusturica
2003 THE GOOD THIEF (Lhomme de la riviera) de Neil Jordan
JAGODA U SUPERMARKETU de Dusan Milic
2008 MARADONA PAR KUSTURICA de Emir Kusturica
2006 VIAGGIO SEGRETO de Roberto Andò
2007 HERMANO de Giovanni Robbiano
2009 L’AFFAIRE FAREWELL de Christian Carion


SAID TAGHMAOUI
SAID TAGHMAOUI
HOMMAGE À SAID TAGHMAOUI

Né à Villepinte en France en 1973 de parents d’origine marocaine, Saïd Taghmaoui entame une carrière de boxeur avant d’être révélé en 1994 par le film de Mathieu Kassovitz, « La haine », qui remporte le Prix de la mise en scène au Festival de Cannes 1995, le Félix d’Or au Festival de Berlin et trois Césars.

Après avoir reçu une nomination au César du meilleur espoir masculin pour son interprétation d’un jeune voyou de banlieue dans ce film, Saïd Taghmaoui est à l’affiche de « Héroines » de Gérard Krawczyck (1996) et « Go for Gold! » de Lucian Segura (1996). Désireux de ne pas se laisser enfermer dans un genre, il part en Italie et tourne dans plusieurs longs métrages : « Le temps de l’innocence » de Vincenzo Terraciano (1997), « Onorevoli detenuti » de Giancarlo Planta (1997) et « I Giardini dell’Eden » de Alessandro d’Alatri (1997). Ces deux derniers films sont présentés au Festival de Venise.

Revenu en France, il est dirigé par Rachid Benhadj dans « Samir » (1997), Alain Robak dans « La taule » (1998) et Stephano Incerti dans « Torball » (1998). En 1997, il tourne dans son premier film en langue anglaise, « Marrakech Express » de Gillies MacKinnon, dans lequel il interprète l’amant de Kate Winslet. Après avoir tourné aux côtés de George Clooney et Mark Wahlberg dans « Les rois du désert » de David O. Russell (1999), il joue dans « Last Minute Kasbah » de Michael Venning (1999), « Room to Rent » de Khaled El Hagar (2000) et « Ali Zaoua, prince de la rue » de Nabil Ayouch (2000).

Tout en continuant une carrière internationale, Saïd Taghmaoui s’affirme encore davantage dans le cinéma français, à travers des films aussi divers que « Nationale 7 » de Jean-Pierre Sinapi (2000), « Confession d’un dragueur » de Alain Soral (2001), « Gamer » de Patrick Levy (2001), « Absolument fabuleux » de Gabriel Aghion (2001) ou encore « Le petit poucet » de Olivier Dahan (2001). Il donne ensuite la réplique à Vahina Giocante dans « Vivante » de Sandrine Ray (2002), Richard Berry dans « Entre chiens et loups » de Alexandre Arcady (2002), Nick Nolte dans « L’homme de la Riviera » de Neil Jordan (2002), Gérard Depardieu, Renaud et Johnny Hallyday dans « Wanted » de Brad Mirman (2003) et Viggo Mortensen dans « Hidalgo » Joe Johnston (2004).

En 2005, il tourne à nouveau sous la direction de David O. Russell dans « J’adore Huckabees », dans lequel il partage la vedette avec Isabelle Huppert, Naomi Watts, Dustin Hoffman et Jude Law. En 2008, il est à l’affiche de trois films américains : « Les cerfs-volants de Kaboul » de Marc Forster, « Angles d’attaque » de Pete Travis, aux côtés de Dennis Quaid et Forest Whitaker, et « Trahison » de Jeffrey Nachmanoff, aux côtés de Don Cheadle et Guy Pearce.

Saïd Taghmaoui joue également au théâtre dans « 22-34 », une pièce de Xavier Durringer présentée en Italie, au Maroc et au théâtre de la Goutte d’Or à Paris dans une mise en scène de l’auteur. Il participe aussi à différents courts métrages, téléfilms et séries télévisées, notamment « A la Maison Blanche », « Sleeper Cell » et « Lost – Les disparus ». Il vient de tourner dans le film « Linear » de Anton Corbijn qui accompagne le nouvel album de U2, « No Line on the Horizon ».

FILMOGRAPHIE SÉLECTIVE

1995 LA HAINE de Mathieu Kassovitz
1996 HEROINES de Gérard Krawczyk
GO FOR GOLD! de Lucian Segura
1997 LE TEMPS DE L’INNOCENCE de Vincenzo Terraciano
ONOREVOULI DETENUTI de Giancarlo Planta
I GIARDINI DELL’EDEN (Les jardins de l’Eden) de Alessandro d’Alatri
LES FANTOMES DU SAMEDI SOIR de Olivier Dahan
SAMIR de Rachid Benhadj
1998 LA TAULE de Alain Robak
TORBALL de Stephano Incerti
HIDEOUS KINKY (Marrakech Express) de Gillies MacKinnon
1999 THREE KINGS (Les rois du désert) de David O. Russell
PRIMA DEL TRAMONTO de Stefano Incerti
LAST MINUTE KASBAH de Michael Venning
2000 ROOM TO RENT de Khaled El Hagar
ALI ZAOUA, PRINCE DE LA RUE de Nabil Ayouch
NATIONALE 7 de Jean-Pierre Sinapi
2001 CONFESSION D’UN DRAGEUR de Alain Soral
GAMER de Patrick Levy
ABSOLUMENT FABULEUX de Gabriel Aghion
LE PETIT POUCET de Olivier Dahan
2002 VIVANTE de Sandrine Ray
ENTRE CHIENS ET LOUPS de Alexandre Arcady
THE GOOD THIEF (L’homme de la Riviera) de Neil Jordan
2003 SPARTAN de David Mamet
CRIME SPREE (Wanted) de Brad Mirman
2004 HIDALGO de Joe Johnston
2005 I HEART HUCKABEES (J’adore Huckabees) de David O. Russell
2006 FIVE FINGERS de Laurence Malkin
O JERUSALEM de Elie Chouraqui
2008 THE KITE RUNNER (Les cerfs-volants de Kaboul) de Marc Forster
KANDISHA de Jérôme Cohen-Olivar
VANTAGE POINT (Angles d’attaque) de Pete Travis
TRAITOR (Trahison) de Jeffrey Nachmanoff
2009 G.I JOE: THE RISE OF COBRA (G.I. Joe : le réveil du cobra) de Stephen Sommers


CHRISTOPHER WALKEN
CHRISTOPHER WALKEN
HOMMAGE À CHRISTOPHER WALKEN

Né à Astoria dans l'état de New York, fils d’un boulanger et d’une mère passionnée de théâtre, Christopher Walken apparaît dès l’âge de dix ans dans des dramatiques télévisées en direct, aux côtés de ses deux frères aînés. Il s’inscrit ensuite à un cours de danse et de comédie à Manhattan. Devenu un danseur émérite, il envisage un temps de se consacrer à la chorégraphie.

Diplômé de littérature anglaise, il est à l’affiche à partir de 1960 dans plus de cinquante comédies musicales à travers les Etats-Unis et le Canada. Il monte pour la première fois sur les planches de Broadway dans "J.B." d’Archibald MacLeish, dirigé par Elia Kazan et part ensuite en tournée dans tous le pays avec "West Side Story" ; il épousera d’ailleurs l’une des danseuses de la troupe.

Après la chorégraphie, Christopher Walken se lance dans l’étude de l’art dramatique. Il obtient plusieurs récompenses, notamment pour sa prestation dans "La rose tatouée" de Tennessee Williams et "Le lion en hiver" où il interprète le roi Philippe. Comme ses premières apparitions au cinéma ne parviennent pas à l’imposer, il continue à explorer au théâtre le répertoire classique : "Doux oiseau de la jeunesse", "La tempête", "Mesure pour mesure", "Macbeth", "Hamlet", "Caligula", "Mademoiselle Julie", "Roméo et Juliette", "Le songe d’une nuit d’été"… où il est distingué cinq fois par un prix d’interprétation.

Le cinéma le sollicite à nouveau à partir de 1976. Deux ans plus tard, il campe un soldat aux pulsions suicidaires dans "Voyage au bout de l'enfer" de Michael Cimino et obtient l’Oscar du Meilleur Second Rôle et le Prix de la Critique New Yorkaise. Il s’impose alors auprès de la critique et du public. Après cette consécration, les propositions affluent mais Christopher Walken ne se laisse cependant pas griser par le succès et continue de choisir ses rôles avec parcimonie. Il accepte de jouer dans le prochain film de Michael Cimino, "La porte du paradis" (1980), et d’interpréter un chef mercenaire dans "Les chiens de guerre" de John Irvin (1980) avant de revenir à ses premières amours dans "Tout l'or du ciel" de Herbert Ross (1981), dans lequel il chante et danse.

Refusant de se cantonner dans un registre particulier, il joue un savant génial dans "Brainstorm" de Douglas Trumbull (1983) et un médium tourmenté dans "Dead Zone" de David Cronenberg (1983).

Son visage calme, enfantin, presque angélique qui contraste violemment avec ses yeux et son physique en font un parfait interprète pour des personnages à la limite de la folie ainsi qu’il l’a prouvé de nombreuses fois, notamment dans "Dangereusement vôtre" de John Glen (1985), "Comme un chien enragé" de James Foley (1986), "The King of New York" (1990) et "Nos funérailles" de Abel Ferrara (1996), "Batman le défi" de Tim Burton (1992), "Pulp Fiction" de Quentin Tarantino (1994) ou encore "Sleepy Hollow" de Tim Burton (1999). Christopher Walken donne souvent la réplique à des vedettes prestigieuses comme Julia Roberts et Catherine Zeta-Jones dans "Couples de stars" de Joe Roth (2001), Leonardo DiCaprio dans "Arrête-moi si tu peux" de Steven Spielberg (2002), Denzel Washington dans "Man on Fire" de Tony Scott (2004), Nicole Kidman dans "Et l’homme créa la femme" de Frank Oz (2004), Robin Williams dans "Man of the Year" de Barry Levinson (2006) ou plus récemment Michelle Pfeiffer et John Travolta dans "Hairspray" de Adam Shankman (2007).

FILMOGRAPHIE SÉLECTIVE

1965 ME AND MY BROTHER de Robert Frank
1977 ANNIE HALL de Woody Allen
1978 THE DEER HUNTER (Voyage au bout de l'enfer) de Michael Cimino
Oscar du meilleur acteur dans un second rôle
1980 HEAVEN'S GATE (La porte du paradis) de Michael Cimino
1981 PENNIES FOR HEAVEN (Tout l'or du ciel) de Herbert Ross
1983 BRAINSTORM de Douglas Trumbull
THE DEAD ZONE (Dead Zone) de David Cronenberg
1985 A VIEW TO A KILL (Dangeureusement vôtre) de John Glen
1986 AT CLOSE RANGE (Comme un chien enragé) de James Foley
1988 THE MILAGRO BEAN WAR (Milagro) de Robert Redford
BILOXI BLUES de Mike Nichols
1992 BATMAN RETURNS (Batman le défi) de Tim Burton
1993 TRUE ROMANCE de Tony Scott
WAYNE'S WORLD 2 de Stephen Surjik
1994 PULP FICTION de Quentin Tarantino
1995 NICK OF TIME (Meutres en suspens) de John Badham
THINGS TO DO IN DENVER WHEN YOU'RE DEAD (Dernières heures à Denver) de Gary Felder
1996 BASQUIAT de Julian Schnabel
THE FUNERAL (Nos funérailles) de Abel Ferrara
LAST MAN STANDING (Dernier recours) de Walter Hill
1997 EXCESS BAGAGE de Marco Brambilla
SUICIDE KINGS de Peter O'Fallon
MOUSE HUNT (La souris) de Gore Verbinski
1998 ANTZ (Fourmiz) d'Eric Darnell et Tim Johnson – voix
1999 BLAST FROM THE PAST (Première sortie) de Hugh Wilson
SLEEPY HOLLOW (Sleepy Hollow – Le cavalier sans tête) de Tim Burton
2000 THE OPPORTUNISTS (Les opportunistes) de Myles Connell
2001 SCOTLAND P. A. de Billy Morrissette
JOE DIRT (Joe la crasse) de Dennie Gordon
AMERICA'S SWEETHEARTS (Couple de stars) de Joe Roth
THE AFFAIR OF THE NECKLACE de Charles Shyer
POOLHALL JUNKIES de Mars Callahan
THE COUNTRY BEARS de Peter Hastings
PLOTS WITH A VIEW (L’amour, six pieds sous terre) de Nick Hurran
CATCH ME IF YOU CAN (Arrête-moi si tu peux) de Steven Spielberg
Nomination à l'Oscar du meilleur acteur dans un second rôle
2003 GIGLI de Martin Brest
THE RUNDOWN (Bienvenue dans la jungle) de Peter Berg
2004 MAN ON FIRE de Tony Scott
ENVY de Barry Levinson
THE STEPFORD WIVES (Et l’homme créa la femme) de Frank Oz
AROUND THE BEND (De pères en fils) de Jordan Roberts
2005 ROMANCE & CIGARETTE de John Turturro
DOMINO de Tony Scott
2006 CLICK de Franck Coraci
FADE TO BLACK de Oliver Parker
MAN OF THE YEAR de Barry Levinson
2007 HAIRSPRAY de Adam Shankman
BALLS OF FURY (Balles de feu) de Robert Ben Garant
2008 5 DOLLARS A DAY de Nigel Cole
2009 THE LONELY MAIDEN de Peter Hewitt
2010 THE IRISHMAN de Jonathan Hensleigh

Le Festival International du Film de Marrakech aura lieu cette année du 4 au 12 décembre 2009.

              

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